Intipa wawan 'Les Enfants du Soleil'
 












Le 1er juin 2006

Chers amis bonjour,

Aujourd'hui je remonte le Rio SHULLCAS dès 8h30 du matin pour me diriger vers le village sous un soleil de plomb qui va durer jusqu'au 15 aiût sans nuages. Habituée à d'autres couleurs, je m'émerveille toujours de ce paysage qui n'a rien à voir pourtant avec notre si belle FRANCE.
Ici ce sont d'autres émotions.

Rio Shullcas
Le rio tortueux sur la gauche est bordé de grands arbustes de genêts, qui paraît-il viennent de France, et d'arbustes similaires aux fleurs jaunes appelées Yaki à 3200 mètres d'altitude au départ de Huancayo et qui ne vont qu'au ¾ du chemin jusqu'à Acopalca.
Sans doute fait-il trop froid plus haut.


Des eucalyptus d'Australie, plus clairsemés au fur et à mesure de la montée, embaument notre passage. Ici à chaque méandre une couleur différente. D'étincelles gris argenté, ce ne sont que paillettes dans mes yeux émerveillés.


Le rio luit sous le soleil situé juste au faîte de la montagne baignant la vallée d'une douce couleur ambrée et je vois en relief, sur les rives du rio, se dessiner les herbes de la pampa de teinte blond doré. Sur la partie droite de la montagne, de l'autre côté du chemin, à flanc de coteau, les mêmes herbes de la pampa sont juchées haut et se détachent dans le soleil.

Chaque contour de montagne est bien dessiné par une main de maître.

L'eau dévale en cascade, moins furieusement qu'en saison des pluies, mais bouillonne tout de même à chaque dénivellation et rencontre de pierres parmi lesquelles elle essaie de se frayer un chemin. On ne pourrait y faire du canoë-kayac car elles sont trop rapprochées et ne laissent aucun passage pour un canot et le rio y est très peu profond.

Au fur et à mesure de la montée vers le village, c'est un paysage nouveau qui s'impose après chaque méandre, quand enfin, à l'ultime détour, s'ouvre la superbe vallée d'Acopalca, le village et ses 2 clochers d'église pointant leur croix penchées vers le soleil ; en fond de tableau, d'autres montagnes se superposent en relief, un voile de brume bleuté plus opaque sur les plus lointaines laisse aller la pensée à son degré de méditation.

Il y a des fois où je regrette de ne pas être écrivain et peintre de talent pour donner les mots ou la touche juste qui va de pair avec la dimension de cette gigantesque fresque, mais peut-être n'y a-t-il pas de mots ?

Qu'elles sont belles les montagnes des Andes, secrètes dans leurs recoins les plus profonds !

Ce qui marque le plus, c'est l'infinie étendue du spectacle qui semble sans limite.

Amis de FRANCE, j'espère vous avoir fait rêver un peu plus sur ces magnifiques paysages des Andes qui me sont quotidiens et qui changent sûrement mon regard sur le monde.

A très bientôt,

Geneviève

 
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