Bonjour à tous,
Tous
les ans le 2 janvier est l’objet du «gala
des tijeras»,
fête colorée qui vient de la ville de Huancavelica.
Il s’agit au son de la musique de danser, faire les pointes,
les acrobaties et les défis les plus fous, de préférence
avec du sang. Et l’affrontement dure des heures parfois
sous la pluie.
2
quartiers d’Acopalca ont passé leur année
à récolter de l’argent pour passer un contrat
avec une équipe de musiciens et de danseurs du département
d’à côté et les 2 équipes s’affrontent
sous les cris encourageants (ou désapprobateurs) du public.
Plus l’ambiance monte, plus les 2 en compétition
se déshabillent et leur pirouette se termine souvent dans
la boue, il s’agit aussi de manger des grenouilles vivantes,
parfois un tube fluorescent, se coucher sur des clous et un acolyte
lui monte joyeusement sur le ventre, se clouer la langue et les
oreilles et tournoyer avec, accrochée à chacune
des pointes, une caisse de bière vide, là en l’occurrence
l’athlète avait tendu un fil de fer à l’intérieur
du carré de spectateurs, mais qui se rejoignait, il s’est
enfilé le fil de fer dans la partie inférieure charnue
sous la bouche et a cheminé tout le long du fil de fer
face au spectateur. Ame sensible s’abstenir.
Ah
j’oubliais, très important, il faut toujours que
l’artiste fasse cliqueter ses ciseaux dans l’une de
ses mains gantés, sinon ce n’est pas valable.
Ce
qui est rigolo, ce sont aussi les gens qui montent en camion de
Huancayo et qui regardent les artistes d’un peu
plus haut. Le cercle de spectateurs est entouré de vieux
camions comme on n’en fait plus et à cette période,
c’est souvent sous la pluie.Un
très bon moment passé avec les artistes et aussi
les Acopalquinos, qui sous l’emprise de l’alcool,
nous font sur le terrain, en duo avec le danseur, des démonstrations
très cocasses, alors Marta l’agent municipale est
chargé avec son fouet de mettre dehors l’intrus sous
les rires et les applaudissements du public.
A
très bientôt pour d’autres nouvelles
Geneviève