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Le
29 mars 2008
Voici des nouvelles de l’activité de la semaine sainte
au village.
Après
avoir fait une pub d’enfer à Lima
et à Huancayo (sur l’initiative de
la chambre de commerce), fignoler les chambres de l’auberge,
refait une beauté au parc de l’hacienda, nous étions
prêts pour les
4 jours de semaine sainte qui vont du jeudi au dimanche (le lundi
de Pâques tout le monde reprend le travail).
Le
jeudi fut calme.
Le vendredi, après avoir fait une déviation pour aller
sur les cimes enneigées de Huaytapallana, tous les véhicules
passaient dans le village. Quelle surprise de voir que de grands
bus s’arrêtaient un à un (il y en eu 4) avec
leurs touristes de Lima ! Les guides nous faisaient
monter dans le bus, on proposait notre menu bien varié et
les commandes tombaient. Edwin, un des administrateur, a récolter
l’argent des repas de ses 2 bus, moi plus confiante puisqu’on
travaille avec les agences et vu la réunion que j’avais
eu avec eux à HYO, je travaille avec confiance,
j’ai juste pris les commandes pour le soir sans demander d’avance
comme il est de coutume de faire partout.
Vu
la quantité de touristes qu’on nous avait annoncé
(50 bus – toujours dans la démesure), nous avons ameuté
le village au haut parleur toute la semaine d’avant pour que
chaque comunero intéressé puisse vendre son mouton,
son cochon d’Inde, sa truite, son maïs ou ses fromages.
Je me suis levée 2 jours à 4 heures du matin soit
pour aider à faire le mondongo (soupe de gros maïs
blanc cuisinée toute la nuit avec la tête du mouton
et ses intestins) (j’adore ça maintenant) soit
pour aller acheter à HYO les carcasses de
mouton à l’ouverture à 5 heures du matin, à
cette heure c’est déjà la foule). J’ai
passé une semaine vivant à l’heure péruvienne,
dormant peu et vivant l’instant !
Toute
la journée nous avons eu du va et vient de touristes de HYO
ou d’ailleurs entrant leur voiture dans l’hacienda pour
y consommer soit au resto, soit aux comuneros vendant leur comida.
Le
soir nous avons reçu à la nuit à leur retour
les touristes des 2 bus d’Edwin qui avaient déjà
payé, les miens ont filé à l’anglaise
directement sur HYO !! Déjà une leçon
!
Le
samedi : nous étions mieux organisés avec Edwin ayant
préparé à l’avance des imprimés
où il n’y avait juste les noms à remplir et
le prix.
Hélas ! Les bus sont bien passés dans le village grâce
à la déviation ; un seul s’est arrêté
avec son guide : TRADITION WANKA. Les autres ont
filé le plus vite possible sans s’arrêter avec
Edwin qui courrait derrière en faisant de grands signes.
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Nous
avons attendu toute la journée, déprimés
nous demandant pourquoi (avec déjà des réponses)
et le soir le retour de TRADITIONS WANKA
qui nous a dit que les autres bus étaient restés
déjeunés à l’unique restaurant
des hauteurs tenu par un comunero du village et sa femme Odélia.
C’est la famille la plus riche du village avec ses 300
alpagas (c’est l’unique troupeau) que l’on
voit sur le film passé à la conférence
d’octobre et tourné par Chantal, ils ont aussi
un 4-4 et une autre voiture. Le plat est à 7 soles
(nous 5 soles). Et ils empêchent paraît-il les
autres années, les comuneros de vendre leur repas sur
les lieux du lac de la Suntay (parce que situé à
proximité). |
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Il
paraît aussi qu’Odélia est descendue à
HYO le vendredi.
Bref pas un chat samedi et dimanche matin nous avons distribué
les «gros» restes aux comuneros et remis le passage
libre via Huaytapallana. Nous avons perdu beaucoup d’argent
car nous avions fait dans la variété et la qualité
et il a fallu payer toutes les mamas qui ont travaillé de
jour et de nuit (mondongo) dans le resto pour ces 2 jours
exceptionnels. Certains comuneros nous accompagnaient encore dans
l’hacienda pour vendre leur mouton cuit au feu de bois.
Ca
m’a bien secoué ce coup d’Odelia, car pour les
comuneros c’est sûr c’est un de ses coups.
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Aujourd’hui
pour avoir revu la responsable d’agence de TRADITION
WANKA, nous savons qu’Odélia est descendue
le vendredi pour graisser la patte aux guides et chauffeurs
à 50 soles par bus (et il y en a eu plus de 15) pour
aller manger là-haut et le plat de truites est maintenant
à 4 soles.
Et
voilà un exemple de corruption. C’est la première
fois qu’on me savonne la planche de cette manière
ou que je le sais. Hier sans savoir encore cela, Walter
proposait de donner un peu d’argent aux chauffeurs.
Bon
voilà comment on travaille et comment le Pérou
fonctionne à tous les niveaux.
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Il
nous faut nous restructurer et voir comment on peut faire car la
saison des pluies est terminée, la route vient d’être
refaite avec des cailloux et les touristes vont de nouveau aller
visiter les sommets enneigés.
Bien
amicalement
Geneviève
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