Le
13 août 2007
Chers
amis bonjour,
Tout
est surprise au Pérou pour les Français qui viennent
au village. Il est dit dans le guide du routard que vous aurez
toujours dans votre voyage quelques surprises qui décoiffent,
en gros attendez-vous à l’Aventure au Pérou
!
Emilie
et Fabien sont au village depuis 8 jours et encore pour une quinzaine.
Ils s’activent beaucoup dans les travaux du poste de santé
et m’accompagnent dans tous mes déplacements, hier
c’était l’achat de 30 sacs de ciment (42 kg
le sac) à Huancayo pour finir
les 4 colonnes en béton qui soutiennent le toit de tuiles
trop lourd pour les murs en adobe.
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Donc
après l’achat, nous louons une camionnette
comme d’habitude, dans la rue des locations de véhicules
en tout genre, allant de la camionnette pourrie au camion
en bon état. Il faut négocier.
Il
ne nous restait qu’une camionnette dont la vitre
arrière était un plastique, les vitres avant
ne se fermant pas. Il y a juste la place pour 2 passagers
à l‘avant mais ce n’est tellement pas
confortable qu’Emilie a préféré
monter derrière avec Fabien et l’acolyte
du chauffeur.
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Jusque
là, à chaque voyage, j’ai toujours atteint
le village même si la voiture montrait des signes
de fatigue au cours de la montée. Là, d’emblée
nous faisons des commentaires de la cabine à l’arrière.
Le moteur commençait déjà à
peiner avant de sortir de Huancayo. On s’est même
fait dépassé sur la droite au ralenti par
une jolie policière très fière sur
son cheval de fer blanc. |
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On
s’est arrêté prendre de l’essence, et
là, comme toujours, je dois donner la moitié du
prix fixé pour payer la « gasolina », l’autre
moitié on la donne à l’arrivée si tout
s’est bien passé.
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Sortie
de Huancayo, la route d’Acopalca
commence à monter et les ennuis commencent. Dès
les premières côtes, le pick-up force et peine.
Le moteur broute. Il finit même par s’arrêter.
Quelques réparations du côté du carburateur
et déjà le chauffeur, son capot ouvert, nous
parle de nettoyage.
On redémarre pour un petit kilomètre. Là,
rebelote. L’acolyte est déjà descendu
pour mettre une grosse pierre en guise de cale ! et les
jeunes descendus poussés 1200 kg de ciment sur un
chemin empierré. Le kilomètre suivant la voiture
lâche complètement. |
Le
chauffeur décide d’enlever son carburateur bouillant
et part en courant sur Huancayo nous
plantant tous les 3, ahuris, en compagnie de son copain. Après
concertation, je pars en combi, minibus local, sur le village
suivant et laisse Fabien et Emilie en plein cagnard, il est 10h30.
Je pense aux 4 mousquetaires d’intipa (les 4 comuneros qui
travaillent pour intipa) qui attendent le ciment pour bétonner
les 4 colonnes, c’est toujours comme ça on travaille
toujours sur le fil ici.
3
heures plus tard à Acopalca j’attendais une camionnette
mais arrive un camion avec Emilie et Fabien perchés sur
le toit.
Commentaires
d’Emilie et Fabien
«
Une heure et demi plus tard, le carburateur est nettoyé
et on repart. On te fait cadeau des nombreux arrêts qui
agrémentèrent ce voyage de 2H00. On a beau expliqué
au chauffeur et son acolyte qu’Acopalca est un village de
hauteur et que sa camionnette ne montera jamais, ils insistent
et refusent de faire demi tour, ce qui représenterait pour
eux la perte du prix du transport. Ce trajet initialement d’une
heure devient un calvaire. Les arrêts sont si fréquents
que parfois la camionnette recule plus qu’elle n’avance.
Il faut descendre tous les 20 mètres et pousser !
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Enfin,
ils abandonnent et nous transfèrent, nous et le ciment,
dans un camion chargé à bloc, qui montait vers le
village pour aller dans la forêt amazonienne en passant
par Acopalca, le prix négocié étant beaucoup
plus élevée que la norme mais on n’avait pas
le choix. Et nous voilà perchés sur le toit de ce
camion à 3 mètres de haut, sans sécurité
et avec une légère appréhension pour les
virages, les ravines et les ponts de bois qui jalonnent les 8
Kms restants. »
Ça
c’est l’aventure, des histoires comme ça je
peux vous en raconter à la pelle. Tout est pimenté
et ici le temps n’a pas vraiment d’importance, ce
qui ne sera pas fait aujourd’hui le sera demain.
Et
le soir à 18h30, les 4 piliers étaient bétonnés,
bravo Emilie et Fabien. La journée fut bien remplie.
A
très bientôt pour d’autres aventures
Geneviève
* * * *