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Une
journée avec Marisol la doctora
Marisol,
ayant terminée son stage de « sérumiste
», est payée actuellement par l’association Intipa
Wawan du 1er mai au 31 décembre 2007, c’est l’Etat
qui prendra le relais le 1er janvier 2008. Nous avons fait un contrat
et avec Marisol et avec la Direction régionale
de la Santé du département de Junin. Suivons bien
les choses…
Elle
est maintenant présente au village tous les jours du lundi
au vendredi de 9 heures à 15 heures ou plus, tout dépend
des voitures qui remontent au village. Elle ne pèse plus
que 45 kg , 3 kg perdus en un mois, on vient de lui supprimer son
samedi pour qu’elle puisse se reposer. Elle ne mange pas à
heures régulières étant à l’écoute
des villageois dans la salle d’attente, mais a trouvé
la solution, le restaurant du village n’étant pas encore
ouvert, elle se fait monter sa nourriture de Vilcacoto
(village du dessous) par un chauffeur qui monte à Acopalca
aux environs de l’heure du déjeuner ou sinon elle déjeune
avec moi.
Elle a une moyenne de 8 patients par jour, parfois moins, mais comme
ils ne font rien comme tout le monde voici ce qui suit :
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Aujourd’hui
elle a soigné le bébé Zinedine
qui n’a pas encore un an (1er bébé né
au poste de santé pendant le mondial, c’est la
marraine Marisol ayant Zidane
pour idole qui a donné le prénom…) son
frère jouant avec une paire de ciseaux lui a raccourci
l’index en biais, il n’a plus d’ongle et
on lui voit l’os, ça fait tort à voir.
Pobrecito !
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Hier
elle a décousu 20 points de suture sous la maléole
de la cheville d’un comunero tombé à moto avec
son cousin à Huancayo et la semaine
dernière, enlevé 2 points dans le creux du nez d’une
fillette qui s’était rompue la veine avec la balançoire
des nouveaux jeux de l’école maternelle (on en a recousu
des doigts avec les Français de passage dans notre maison
avant l’arrivée de Marisol quand la famille ne voulait
pas descendre à l’hôpital !).
Puis
nous sommes allées voir en bas du village Ruben
qui habite de l’autre côté du rio, il a
eu un grave accident de bus qui l’a culbuté dans
un village avoisinant, Ruben ! bourré comme d’habitude
! Il est alité depuis deux mois; sa mère nous
a demandé de s’occuper de lui auprès des
assurances ; mardi dernier, Marisol
est descendue en taxi avec lui pour une visite de contrôle
afin de converser avec le chirurgien qui l’a opérée.
C’est aussi cela son travail et maintenant elle va s’occuper
des papiers avec l’avocat, hier matin elle lui a rapporté
un déambulateur prêté par la clinique
pour 2 mois.
Et comme son grand dadet de frère s’est amusé
avec, il manque maintenant une vis à l’appareil,
donc ce soir retour à HYO
pour faire remettre une vis.
En ce moment qu’il fait très froid la nuit, jusqu’à
moins 7 dans des maisons qui ne sont pas isolés, parfois
sans vitres, juste des journaux ou plastique pour occulter
les fenêtres, les rhumes, bronchites sont nombreux.
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Le soleil est présent sans nuages jusqu’au 15 août,
les enfants ont leurs petites joues brûlées par le
soleil le jour et gercées par le froid la nuit, je distribue
des crèmes à tour de bras.
La
semaine dernière, elle a fait une intervention à l’école
primaire avec les parents d’élèves sur la nutrition
pour donner un peu de couleur dans l’assiette (ici c’est
tous les jours riz, patates avec une petite salade d’oignons,
parfois thon en boite ou un morceau de poulet ou un morceau de viande
séché), la quasi-totalité des enfants sont
dénutris, nous allons acheter de la maca (sorte de navet)
riche en protéines et produit du cru pour faire un complément
alimentaire. Adieu ma luzerne déshydratée venue de
France !
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Mais
elle a aussi des bons moments quand c’est la semaine
du ramassage de la patate par exemple, il n’y aucun
enfant dans les écoles et personne au village, juste
Ruben à visiter pour sa rééducation,
alors nous refaisons le village, assises au soleil.
Tiens mais c’est Talia qui revient de la chacra avec
le poignet en vrac, son âne lui a donné «
una patada » un coup de pied… il y a toujours
quelque chose à soigner à Acopalca. |
Notre
poste de santé est une mini poly clinique, elle a tout à
disposition. Les derniers Français venus ont apporté
en plus des médicaments, des draps et dessus de lit donnés
par une clinique française car nous avons 2 lits médicalisés.
Pour ceux qui ont peur pour elle, elle a un radiateur à bain
d’huile dans son consultorio.
MARISOL,
elle porte bien son nom, c’est un vrai SOLEIL pour tous les
comuneros.
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