Comment vous est venue l'idée, l'envie
d'écrire ?
De
par ma formation et mon métier, enseignante en
Français, documentaliste ensuite, j'ai toujours
eu un rapport privilégié avec les livres
et la lecture. Depuis ma retraite, avec une amie, nous
partageons le plaisir d'écrire : petits contes,
histoires, poèmes pour les enfants, c'est le
prétexte de nos rencontres, mais aussi un exercice
plein de bonheurs pour nous.
Et
la toile de fond, le Pérou, les personnages,
comment les avez-vous imaginés ?
Je
ne les ai pas imaginés, ils se sont imposés.
En fait, «Picaflor
et le petit Indien» est né d'un
merveilleux voyage au Pérou, le premier, en mai-juin
2006. Quelques mois après mon retour, c'est tout
naturellement que les personnages : le petit colibri,
l'enfant nommé «Inti», un
«enfant du soleil», ont pris corps et que
leurs aventures ont vu le jour, nourries de mes découvertes
et des rencontres que j'ai faites là-bas.
Vous
n'avez pas cherché un éditeur ?
Non,
je connaissais Geneviève, nous avons séjourné
chez elle, à Acopalca, au Pérou et je
pensais que c'était à elle que revenait
ce livre. Je lui ai proposé le manuscrit. Il
lui a plu. Pour les illustrations, elle a pensé
à un peintre péruvien de renom qu'elle
connaissait, Josué Sanchez.
Il a généreusement accepté. J'ai
donc traduit le livre en Espagnol, une amie péruvienne
a corrigé la traduction et Josué s'est
mis au travail : 30 magnifiques peintures sur papier,
chacune en soi un petit chef d’œuvre.
Pourquoi
tout ce temps entre l'écriture du livre et sa
parution ?
C'est
que nous avons réalisé le travail dont
se charge habituellement un éditeur. Il a donc
fallu faire un découpage du texte en fonction
des illustrations, le retoucher et l'adapter en le rendant
plus vivant. Geneviève s'est beaucoup investie,
elle y croyait et moi aussi. Le bureau de l'Association
a été conquis, un imprimeur choisi.
La
partie technique a été assurée
par André, mon mari. Il s'est mis à la
tâche : mise en page, cadrage et retouche des
photos, plusieurs essais chez l'imprimeur et ENFIN...le
6 juillet 2009,
«Picaflor et le petit Indien» sortait des
presses, après une longue gestation ! Nous étions
là, André et moi, à l'attendre
comme des parents.
Il
ne paraîtra pas en espagnol ?
Non,
ce n'est pas prévu, du moins pour le moment mais
le livre a quand même vu son pays d'élection.
En effet, dix jours après sa parution, il s'envolait
avec nous pour Lima, Josué prenait connaissance
des exemplaires qui lui revenaient et exprimait sa satisfaction
!
Le destin du petit colibri est désormais lié
à Intipa Wawan. Nous lui souhaitons beaucoup
de lecteurs et
«BUENA SUERTE !» (Bonne chance
!)
Maguy Bussonnière |